Prise de fonction manager : « Ma coach m’a fait sortir de ma zone de confort »


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Prise de fonction manager : « Ma coach m’a fait sortir de ma zone de confort »

Il y a un an et demi, Frédéric devenait manager chez Amundi. Le département Développement RH lui a proposé de tester une nouvelle formule d’accompagnement managérial : un coaching à distance destiné aux managers en prise de fonction. Curieux, il a accepté de suivre cette formation managériale. Pour MoovOne, il revient sur cette expérience et les enseignements qu’il en a tirés.

MoovOne : A quoi vous attendiez-vous en suivant un coaching à distance ?

Frédéric, manager chez Amundi : Je n’avais pas d’attente particulière, mais j’y suis allé curieux. Je ne pensais pas que ce serait du coaching direct pendant une heure. J’imaginais que la formation comprendrait aussi une part de coaching « indirect ». J’entends par-là, être face à un ordinateur pour répondre à des tests de personnalités, comme lorsqu’on passe un entretien d’embauche. Certaines entreprises, par exemple, utilisent des outils pour dresser le profil du candidat avec des graphiques en étoile, etc. J’ai donc été surpris par le recours à la visioconférence tout au long de la séance. C’était ludique et pas désagréable en soi.

Par quoi avez-vous été séduit lors de ce coaching ?

Ce qui m’a plu, c’est la disponibilité du coach et la personnalisation de la formation et du suivi. Le fait d’être en face à face m’a aidé à évoquer mes états d’âme, mes humeurs, mes difficultés. Je pense que les coaches ont cette faculté de décrypter la personnalité qu’ils ont en face d’eux. Ma coach, Sandra, a réussi à m’emmener sur des terrains où je ne voulais pas aller. Elle m’a fait sortir de ma zone de confort et m’a permis d’identifier mes axes d’amélioration. Je ne pense pas que le même résultat soit possible avec un formateur qui doit composer avec un groupe de dix personnes. Pour travailler, le point de départ a été l’analyse DiSC, une méthodologie qui permet de dresser une sorte de résumé de qui on est. Pour le coaché que j’étais, c’était très intéressant d’avoir une personne capable de décrypter ce DiSC. Ce bilan m’a confirmé ou infirmé des choses que je pensais sur moi-même.

Comment avez-vous sélectionné votre coach ?

S’il y avait des choses désagréables à entendre, et ça a été le cas, je préférais que cela vienne d’une femme plutôt que d’un homme. C’est notamment pour cela que j’ai choisi Sandra parmi les trois formateurs que j’ai découverts en me connectant à la plateforme. Avec un coach, il faut un climat de confiance. C’est une question de feeling. Avec Sandra, j’ai réussi à me confier sans tabou sur mon environnement professionnel : mes supérieurs hiérarchiques, mes collaborateurs… J’ai vraiment joué le jeu, d’autant plus qu’on ne m’a pas imposé ce coaching. C’est nécessaire si on veut arriver à quelque chose de concluant et qui serve l’intéressé.

Avez-vous l’impression que ce coaching vous a permis d’éviter des faux-pas ?

Probablement. Je manage d’anciens collègues. Il y a un an et demi, mon responsable évoluait en interne. On m’a proposé de le remplacer au sein de la même équipe. Ce fut bien accepté globalement. Mais il y a une vraie difficulté à passer d’une posture de collègue-camarade à une posture de supérieur hiérarchique. J’avais une appréhension à l’idée de ne plus être le copain au quotidien et de trouver de nouvelles marques. Il fallait un juste milieu. Ma coach m’a donné de bons conseils. Je les ai appliqués pour l’essentiel.

Qu’avez-vous mis en place avec votre équipe suite au coaching ? Avez-vous un exemple concret ?

J’avais hérité de mon ancien responsable une réunion d’équipe hebdomadaire, que je trouvais trop conventionnelle. J’en ai parlé avec Sandra qui ne m’a pas donné la solution. Elle m’a poussé à trouver celle qui conviendrait le mieux à mon équipe et à moi-même.

Comme auparavant, chaque collaborateur évoque ce qu’il a fait, mais les informations sont reportées en amont dans un fichier Excel. Cela m’évite de tout prendre en note avant d’échanger avec mon supérieur hiérarchique. C’est d’abord pour moi un gain de temps. Ensuite, on se concentre davantage sur nos missions. Par exemple, un collaborateur désigné à l’avance réalise une présentation sur son activité du moment. On est ainsi passé de quelques phrases abstraites à la projection sur écran de documents Powerpoint. C’est plus constructif, interactif et concret.

Comment jugez-vous, au bout du compte, votre prise de fonction en tant que manager ?

J’ai appris des choses sur moi-même, les points positifs comme ceux qui le sont moins. Et c’est déjà bien. Mais je manque encore de recul, car mon environnement a évolué entre temps. Aujourd’hui, l’entreprise vit une fusion, c’est un contexte porteur de changements. Il faut ajouter que mon responsable fonctionnel est parti à la retraite et qu’il a été remplacé. C’est assez déstabilisant. Notre RH nous a proposé une formation pour gérer son stress et celui de son équipe, ce qui est relativement indiqué en ce moment, j’espère pouvoir bientôt y participer.

Leslie Tedgui
leslie.tedgui@moovone.fr

Chief Marketing Officer

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