Management ou Leadership ?


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Management ou Leadership ?

Les années passent …et passent aussi les « modèles et vérités » du moment

Les années 80 jusqu’à récemment ont porté aux nues la recherche de la Performance à tout prix, avec comme support un style d’organisation et de management descendant plutôt directif, voire coercitif.

Des « chartes » humoristiques vantaient alors les 10 commandements du chef. Vous vous en souvenez ?

1. Le chef a raison
2. Même si le chef a tort, se reporter au point 1.
3. …

Aujourd’hui, le titre de « chef » a disparu…On lui préfère le nom de « manager » qui doit être plus à l’écoute, dans l’ouverture, dans la proximité (j’entends certains penser à la lecture de ce texte que le style de management est in fine toujours le même que du temps du « chef », sans espace ni responsabilité et avec de plus en plus de pression et de « burn out » !).

Et alors que nous n’en avons pas encore fini avec cette 2eme évolution, qui a du mal à se mettre en ordre de marche (bon nombre d’organisations en sont justes au début du déploiement de programmes en ce sens), voilà que se profile la 3eme phase.

Poussée par les nouveaux entrants, ceux qui vont faire la croissance de demain et qui investissent déjà les organisations, ceux qu’on appelle les GEN Y bien en poste depuis ces 3 à 5 dernières années (beaucoup sont déjà rentrés dans le monde de l’entreprise 13 millions seront en place sous peu) et les GEN Z qui arrivent bientôt, ces acteurs de l’entreprise attendent autre chose de leurs supérieurs hiérarchiques.

Ils attendent des « leaders ».

Qu’est ce qu’un leader ? C’est une femme ou un homme qui inspire, qui porte une vision et qui accompagne le changement. Les leaders sont essentiels à coté des managers.

Car une entreprise sans leaders est une l’entreprise qui stagne et qui disparaît.

L’entreprise ne peut pas être transformée si le management, à commencer par ses leaders, ne se transforme pas. Et par effet domino chaque acteur de l’organisation doit à son tour faire sa mutation.

Mais n’est pas leader qui veut. Car les leaders doivent opérer d’abord leurs propres transformations personnelles pour accompagner la transformation de leur environnement.

Un indicateur qui démontre toutefois que les choses commencent un peu à bouger est l’acceptation, au moins dans le verbatim, d’un nouveau vocabulaire autrefois imprononçable dans le monde de l’entreprise :

« gratitude », « bienveillance », « empathie », « compassion », « confiance en soi et en l’autre », « plaisir » , « autonomie », « engagement », « humilité », « authenticité », « vulnérabilité », « exemplarité », »responsabilité », «passion », « qualité de présence », « bien être », « liberté », « engagement » , à coté de « performance », « résultats », « objectifs » , « ebitda ».

De nos jours, l’éthique, les valeurs, les besoins et la singularité de chacun doivent être entendus. Nous sommes entrés dans une ère de partage, de co construction, d’intelligence collective, émotionnelle, relationnelle, cognitive, spirituelle, digitale, culturelle.

Avoir conscience de qui on est

Pour que ce collectif fonctionne et soit une ressource d’évolution et de transformation, chaque personne a le devoir de se connaitre et d’être en « conscience de qui elle est ». En première ligne, le leader, certes, mais c’est toute l’organisation et tous les acteurs qui doivent « conduire leur propre métamorphose ». Croire que nous pouvons en faire l’économie est un leurre.

« Ne sachant pas ce que nous ne savons pas, nous tournons en rond, faisant toujours plus de la même chose ! »
Donc un petit conseil, prendre un coach professionnel en qui vous avez confiance. Car le coaching est le seul et rare « outil RH » qui offre un espace dont nous avons tous besoin pour prendre du recul.

Toutefois, nous pouvons commencer à nous initier à ce premier « travail » d’observation, tout seul. Chaque partie de « nous » doit être appréciée :

• Quel poids et pouvoir donnons nous à nos pensées ? Montons-nous systématiquement dans le train de nos pensées ? Nous accrochons nous à elles ? Nous associons nous à nos croyances ? A nos pensées ? Savez vous que nous avons près de 80.000 pensées par jour !

• Que ressentons-nous ? Avons-nous conscience de nos ressentis, de nos émotions ? Savons-nous les nommer ?

• Prenons-nous le temps d’écouter notre corps ? Des douleurs apparaissent elles ? Qu’est ce que cela vient il nous dire ?

• Prenons-nous un temps pour apprécier et faire un retour d’expériences sur nos attitudes et comportements passés ? Ou en cours de situation ?

En complément, je vous suggèrerais d’essayer des approches soft telles que les techniques de Yoga qui favorisent un travail réflexif sur le corps, sur votre souffle et sur votre mental comme le QI Qong ou le Tai Chi, la sophrologie qui vous offre un espace de relaxation du corps et de l’esprit , la méditation qui agit comme agent nettoyant pour clarifier votre mental, un peu comme le fait le sommeil profond…Toutes ces approches vous offriront un cadre pour expérimenter l’observation et clarifier votre esprit.

Accepter de prendre du temps pour vous, pour mieux vous connaître, est un investissement pour mieux vivre votre vie professionnelle et personnelle d’ailleurs.

Grace à l’école, nous avons accumulé des connaissances.

Mais où apprenons nous à nous connaître ? A ne pas nous juger, à ne pas culpabiliser, à savoir dire « non », à ne pas vouloir être parfait, à cesser de faire plaisir à tout le monde pour « plaire », à ne pas vouloir tout faire tout seul et tout porter, à ne pas s’imaginer mille trucs dans sa tète qui nous « prennent la tête », à laisser l’espace à l’autre sans se déjuger, à savoir ce qui est important pour nous…

Le monde est devenu d’une complexité infinie. Nous vivons dans ce monde là. Si nous voulons justement vivre et non survivre, en qualité de professionnel ou à des fins personnelles, nous devons tous devenir responsable de notre évolution. Ce qui signifie développer ses compétences certes mais prendre « conscience de qui je suis vraiment ».

Les années qui sont devant nous, nous donne implicitement notre feuille de route si nous ne voulons pas « subir » : devenir des « leaders » en puissance pour piloter nos vies, professionnelles et personnelles.

Comme quoi, l’entreprise et son environnement tumultueux ont du bon car ils viennent nous confronter personnellement et professionnellement pour in fine assurer notre pérennité.

Alain Manoukian Dirigeant de Croissance Coaching et Président d’Honneur de MoovOne

Leslie Tedgui
leslie.tedgui@moovone.fr

Chief Marketing Officer

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