Entreprise libérée : comment accompagner le changement individuel ?


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Entreprise libérée : comment accompagner le changement individuel ?

Avec les nouvelles pratiques Internet (réseaux sociaux, travail collaboratif), le monde du management est quelque peu secoué.
Alors qu’hier encore (on parle d’il y a 20 ans au minimum), les patrons et chefs d’équipe décidaient comment gérer leur entreprise, aujourd’hui, les employés et les collaborateurs participent activement à la vie de leur entreprise.
Il n’est plus rare de voir des salariés recruter eux-mêmes leurs collègues. Ces hommes de demain n’ont plus de manager à proprement parler mais des « team leaders ».

Faut-il dépoussiérer le management à la lumière de ce constat ? La réponse est affirmative mais vers quelle voie faut-il s’orienter ?
Certains évoquent la voie de l’entreprise libérée. Qu’en est-il réellement ?

L’entreprise libérée

La notion d’entreprise libérée est née à la fin des années 80 mais connaît un véritable regain d’intérêt depuis quelques années.
Qu’entend-on par là ? L’objectif d’une entreprise est de produire de la valeur ajoutée pour ses clients tandis qu’une entreprise libérée serait davantage une entreprise pour les hommes par les hommes si l’on devait schématiser.
Cette valeur ajoutée qu’est l’humain doit pouvoir être produite de façon durable avec le savoir-faire et les compétences nécessaires.
Ce nouveau modèle organisationnel induit un véritable changement des mentalités. C’est une façon managériale de mélanger des termes comme innovation, bien-être au travail, bonheur ou encore entreprise étendue.

Plus qu’un simple concept a priori farfelu pour certains, l’entreprise libérée devient une autre façon de penser le monde de l’entreprise, un monde où le management et l’humain seraient associés pour aller dans le sens de l’efficacité et de la fiabilité.

Pourquoi un tel virage ?

Les entreprises avec l’ancien modèle de management (pouvoir émanant du sommet de la pyramide et de façon unilatérale) souffre d’inadaptation à l’environnent actuel, ce qui peut se traduire par des difficultés économiques, des difficultés pour s’adapter, pour recruter et conserver les salariés.
Ces derniers sont de plus en plus nombreux à se détourner de l’entreprise pour aller vers des activités indépendantes ou pour fuir vers de plus petites structures.
L’entreprise libérée intervient ici comme un élément de réponse : elle permet de repenser entièrement le monde de l’entreprise avec tout son modèle organisationnel.

Et l’holacratie alors ?

En parallèle de cette nouvelle façon de penser le monde entrepreneurial, une autre notion est apparue : l’holacratie.
Cette nouvelle façon de distribuer le pouvoir permet aux entreprises de fonctionner différemment : il n’y a plus de manager car chaque collaborateur, chaque employé se voit définir des rôles, c’est-à-dire des zones d’autorité libres.
Parmi les avantages avancés pour l’holacratie, l’un d’eux serait que les salariés seraient nettement plus engagés et volontaires dans la vie de l’entreprise.

Dans cette optique, le manager se met en retrait pour un accompagnement individuel ou collectif, il ne dirige plus. Mais il faut que les collaborateurs soient prêts à s’investir pour avoir davantage de responsabilités et que les managers soient prêts à abandonner leur ancien statut.

Avec ce système de gouvernance, les enjeux de pouvoir sont supprimés et l’entreprise se libère soudain des jeux politiques entre autres qui entravent potentiellement son dynamisme.

A voir aussi notre article sur l’avenir de la fonction de manager dans une organisation holacratique.

Leslie Tedgui
leslie.tedgui@moovone.fr

Chief Marketing Officer

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